Contes et Nouvelles

Romans de Anaïs La Porte

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Genre : mélange de contemporain, d’historique et de fantastique

Âge : 8-12 ans (et plus, sans hésitation)

Éditions Castelmore

 

Coup de cœur absolu de l’année.

Vraiment.

 

Pour commencer, un petit résumé : 

Adrien et Hadrien ont quatorze ans. Ils vivent à quelques kilomètres d’écart, en Picardie, et échangent des lettres où ils se racontent leur quotidien, école, amis, premier amour… Une histoire d’amitié comme on en voit souvent, finalement ?

Sauf que cent ans les séparent : en effet, si Adrien est un adolescent d’aujourd’hui, Hadrien, lui, vit en 1914. Et alors qu’ils commencent à peine à comprendre la magie de cette relation épistolaire, le conflit gronde dans l’époque d’Hadrien…

 

Tout d’abord, je voudrais attirer votre attention sur les deux auteurs. Car oui, il s’agit d’un roman à quatre mains. Derrière le nom de plume de Silène Edgar se cache la délicieuse auteure de la trilogie Moana, dont j’ai déjà chroniqué la Saveur des figues. Son compère Paul Beorn est, comme elle, l’une des étoiles montantes de la littérature SFFF (Science-Fiction Fantasy Fantastique) à la française.

J’ai découvert ce roman avec enthousiasme : amitié, roman épistolaire (encore que, la narration est loin de se cantonner à cela), parallèle entre deux époques… bref, beaucoup de thèmes m’interpellaient. Bien sûr, il y a aussi l’aspect commémoratif de la Grande Guerre, qui tombait tellement à point l'année de la publication (2014). Je précise toutefois que l’action se déroule, pour la partie d’Hadrien (donc celle de 1914) du premier janvier à la veille du conflit. Il n’y a pas de « scène de guerre », celle-ci reste un écho. Mais cela n’enlève rien à la force de ce roman qui, sans jamais faire la leçon au lecteur, lui rappelle que la guerre n’a rien d’irréel, que n’importe quel pays peut y basculer vite, très vite, même s’il n’y a jamais vraiment cru.

Ce roman se lit (non, se dévore) très facilement, alternant chapitres en 1914 puis en 2014. Au passage, je salue le travail de recherche qui a été fait sur le début du vingtième siècle, l’auteure (car c’est Silène qui est derrière ce pan de l’histoire) parvient parfaitement à faire revivre par petites touches cette ambiance d’avant-guerre. Le quotidien d’Hadrien, entre l’école et la ferme, avec les préoccupations de l’époque, prend vie sous nos yeux. De même, Paul Beorn nous dépeint un ado du 21ème siècle en évitant les clichés. Un ado sympa, avec ses défauts et ses qualités, auquel, sans s’en rendre compte, on s’attache au fil des pages. On s’attache, on s’accroche, même, jusqu’à ne plus pouvoir lâcher l’objet, parce qu’il faut vraiment qu’on sache comment ça se termine… mais je m’arrête là, vous devrez découvrir la suite par vous-même.

 Ce roman a été primé (prix Gulli 2014, prix Incorruptibles 2016...) et va bientôt être traduit. Il a donc une belle carrière devant lui.

 

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